NBA: Frank Ntilikina, le Petit Prince de New York

Frank Ntilikina a été choisi en 8e position par les Knicks lors de la draft NBA, la semaine dernière. Un record pour un basketteur français. | Photo : EPA

À 19 ans, Frank Ntilikina s’apprête à prendre les rênes des New York Knicks. Alors que la saison reprend mardi outre-Atlantique, le meneur français d'origine rwandaise suscite des attentes immenses.

« J’aime bien ce surnom, French Prince, ça lui va très bien ». Walt Frazier, le seul meneur à avoir guidé les New York Knicks au titre (en 1970 et 1973), a certes toujours une voix très enjouée, mais la jovialité monte encore d’un cran lorsque l’on évoque la pépite tricolore, qui vient de franchir l’Atlantique pour s’user les baskets du côté du Madison Square Garden. « Il doit encore faire ses preuves », nous confie la légende, le regard fuyant vers les bannières de champions tombant du mythique plafond concave aux lamelles dorées, « mais il y a beaucoup d’espoir placé en lui ».

Une hypothétique cure au désespoir ambiant même, car 44 ans sans trophée et presque 20 sans finale, dans « La Mecque du basket », c’est long. Alors ce pseudonyme, mélange de la série Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air, en anglais) et du Petit Prince, se veut l’augure d’un futur plus radieux. Une référence à son âge, aussi, défiant la logique.

Imaginez, Frank Ntilikina (le t est silencieux) est non seulement le Français sélectionné le plus haut à la draft (en 8e position), mais également le Frenchy recruté le plus jeune en NBA, à 18 ans, le 22 juin dernier. À l’image de ses débuts en Pro A, à seulement 16 ans, dans la ville où il a grandi depuis ses 3 printemps, Strasbourg, l’une des plus grosses écuries, finaliste ces cinq dernières années (il s’est d’ailleurs rendu à la draft entre deux matches de finale du championnat de France).

De quoi rappeler un certain Tony Parker, mais dans un registre plus défensif et gestionnaire que dragster attaquant. « Ce qui m’avait interpellé après avoir rencontré Frank pour la première fois, en 2015, c’était sa compréhension des étapes pour y arriver. Exceptionnelle », nous raconte Olivier Mazet, l’agent qui l’a aidé à réaliser son rêve NBA. Une précocité due aussi à un environnement familial porteur : une mère Rwandaise, infirmière cumulant deux postes, ven ue en France après un passage en Belgique (où il est né un 28 juillet, à Ixelles, dans l’agglomération bruxelloise) et deux frères aînés (Yves et Brice, devenus chirurgien orthopédique et kinésithérapeute) qui lui ont passé le virus du basket, mais pas que. « Pour nous quatre, c’est le travail le plus important », nous rappelait le petit prodige il y a quatre mois, avant de faire son entrée fracassante, couronnée par une destination exceptionnelle à bien des égards.

New York le fait d’ailleurs rêver depuis 2014, lorsqu’il y fut invité pour un tournoi de jeunes organisé par la marque de Michael Jordan. Les yeux perdus dans les taxis jaunes et la ligne de gratte-ciel, à la sortie de l’aéroport, il s’était émerveillé : « Je commence à toucher mon rêve ». Sauf que Ntilikina, « ce n’est pas un rêveur », décrit Olivier Mazet, dont l’agence représente 35 joueurs.

Alors, bien sûr, être meneur, poste clé, pour la Grosse Pomme, ça excite fortement ce « kid » au visage d’ange. Mais il faut contacter son entourage pour le confirmer, tant le double champion d’Europe en cadets (2014) puis avec les moins de 18 ans, élu meilleur joueur du tournoi en décembre dernier, laisse peu filtrer. Une manière de se protéger.

Surtout que les Knicks, malgré des résultats désolants, restent une équipe hyper-médiatisée, couverte par un corps de journalistes souvent vu comme le plus agressif du pays. « Je ne dirais pas que c’est de la pression, c’est plutôt un challenge et c’est assez sympa », estime l’intéressé, répétant plusieurs fois dans la même réponse que cela « fait partie du job », et manifestant un intérêt plus développé pour le terrain. Malheureusement, pour l’instant, il n’a pas pu en tâter beaucoup en condition de match. Une blessure de fatigue l’a tenu éloigné de la ligue d’été, où se frottent les jeunes pousses. Ensuite, sur cinq matches de pré-saison, il en manquait quatre après un choc au même genou lors du premier match.

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