Tchad : Idriss Déby instruit la réduction des taxes d'atterrissage des avions

Le président tchadien Idriss Déby a lancé la construction d'un nouveau stade de 30 000 places (illustration). © Ludovic MARIN / AFP

Les taxes d'atterrissage des avions sur le territoire tchadien ainsi que celles liées aux billets d'avions seront réduites.

La décision a été prise par le président de la République au cours d’une réunion dans l'après-midi du lundi avec des membres du gouvernement et des responsables des services étatiques concernés par le transport aérien.

Le président Déby a exprimé son désaccord quant à la cherté du prix des billets d'avion qui ne facilite pas le voyage par avion aux Tchadiens et autres voyageurs. Tout en jugeant les prix du billet d'avion exorbitants, Idriss Déby a donné des instructions afin de procéder à la réduction substantielle des taxes imposées aux avions.

« Les taxes en vigueur ne sont pas de nature à faire de l'avion le premier choix des tchadiens comme moyen de transport » a regretté le chef de l’Etat, qui a instruit les responsables à modifier l'arrêté de 2017 qui fixe les modalités des taxes.

La baisse des taxes d'atterrissage va directement impacter sur le prix du billet d'avion, a reconnu le ministre tchadien de l'Aviation civile et de la Météorologie nationale, Mahamat Tahir Rozi, précisant, en outre, que, les effets positifs des nouvelles mesures seront très vite constatés par les voyageurs.

Le ministre Tahir Rozi a par ailleurs rassuré que les différents services concernées vont s'atteler pour que les nouvelles taxes soient appliquées dans une brève échéance.

« Au-delà des citoyens, c'est le secteur aérien au Tchad tout entier qui trouve en ces nouvelles mesures, une aubaine qui ouvre des perspectives prometteuses », estime le ministre de l'Aviation civile et de la Météorologie nationale.
Le secteur aérien au Tchad connait des difficultés, notamment, avec le remplissage des avions et les taxes exorbitantes. Deux compagnies (Air Ivoire et Turkish) ont déjà quitté le Tchad.

L'économiste Hassan Mahamat Idriss explique, à APA, « qu'il y a un seuil à ne pas descendre en deçà, sinon les avions volent à perte. Le kérosène et les différentes taxes aéroportuaires étranglent les compagnies aériennes qui desservent le Tchad ».

Il propose ainsi, que l'Etat baisse les taxes pour booster le secteur privé.

Avec APA