RDC: confirmation du retrait de la protection diplomatique à la Maison Shengen et demande de lever les sanctions de l'UE

son Vice-Premier ministre en charge des affaires étrangères, She Okitundu

La RDC a choisi de passer à l’offensif. C’est par son Vice-Premier ministre en charge des affaires étrangères, She Okitundu que Kinshasa a tenu à faire part de ses attentes concernant ses relations avec les Etats accrédités au Congo et surtout avec ceux de l’Union Européenne.

Il est 16h à Kinshasa. Les services du ministère des affaires étrangères s’emballent et annoncent une communication du ministre. « ça sera une bombe » lance un fonctionnaire de l’Etat congolais.

En effet, She Okitundu a convoqué les ambassadeurs accrédités en RDC. La mine serrée, le Vice-Premier ministre sait que son message va bousculer son auditoire. 

« Ma communication portera essentiellement sur un point à savoir, les relations entre la République Démocratique du Congo et l’Union Européenne. Le Conseil de l’ Union européenne a pris des mesures restrictives à l’encontre de 16 personnalités Congolaise (…) Par mon entremise, le Gouvernement de la République a rappelé à plusieurs reprises que ces mesures étaient non judiciaires mais foncièrement politique, partant revêtant un caractère manifestement arbitraire dans la mesure ou elles s’écartaient des principes élémentaires régissant un Etat de droit en particulier, le droit fondamental être entendu et le droit à la présomption d’innocence. » introduit She Okitundu.

L’ingérence dans le processus électoral

L’Etat congolais dénonce surtout le fait que le candidat du Front Commun pour le Congo, Emmanuel Ramazani Shadary soit « privé de sa liberté fondamentale de se mouvoir pour expliquer sa vision. » Ce qui selon le ministre est un cas flagrant d’ingérence dans le processus électoral Congolais de la part de l’Union Européenne. »

Pour les autorités congolais le maintient des sanctions contre le candidat du FCC ferait le jeux de l’opposition et constituerait une mauvaise publicité pour ce dernier.

Droit souverain

La conclusion du Vice-Premier Ministre She Okitundu a en effet de quoi faire exploser les relations entre le Congo et ses partenaires Européens.

La RDC annonce donc qu’en cas de refus, elle se réserve son droit souverain de « prendre des mesures de rétorsion. Le dispositif consulaire « maison Sheguen » qui s’était vu retirer la protection diplomatique entre dans le cadre des mesures de rétorsion prises au niveau bilatéral avec la Belgique suite à des décisions inamicales prises par ce partenaire. »