Escalade entre la RDC et la Belgique: réduction du nombre de vols Brussels Airlines rentre Bruxelles et Kinshasa

Avion de la compagnie Brussels airlines

La tension entre la République démocratique du Congo et la Belgique continue de monter en puissance. Après les sanctions de l'Union européenne à l'encontre de plusieurs autorités congolaises, l'absence du gouvernement congolais lors du lancement du nouvel ambassade de Benelux à Kinshasa, la publication par la Belgique, dans les médias, d'un message devant suivre un parcours diplomatique vient aujourd'hui la réduction par Kinshasa du nombre de fréquences de vols de la compagnie Brussels Airlines dans la capitale congolaise. 

Réciprocité, c'est le mot qui est au centre des débats entre ces deux pays. Dans un courrier adressé aux responsables de Brussels Airlines à Kinshasa, l'autorité de l'aviation civile (ACC), monsieur Jean Tshuimba Mpunga notifie la décision de réduire de 7 à 4 le nombre de fréquences hebdomadaire allouées à la compagnie aérienne. Pour l'ACC, cette décision est motivée par l'absence "de réciprocité dans l'exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le Royaume de Belgique."

 Que peut faire Brussels Airlines dans le différend belgo-congolais ?

Cette question ne devrait pourtant pas surprendre les autorités congolaises. En effet, la compagnie Brussels Airlines est aujourd'hui une propriété de Lufthansa (allemande). 

Sur le site de Brussels Airlines, elle détaille l'actionnariat de la compagnie. Brussels Airlines est détenue à quasi 100% par la SN Airholding (1.811.308 actions sur 1.811.309 actions).

Depuis décembre 2016, la SN Airholding est détenue à 100% par la Lufthansa AG. Après avoir pris 45% de parts de la société en 2009, La Lufthansa a fini par acquérir la totalité de Brussels Airlines pour une valeur de 2,6 milliards d'euros en janvier 2017.

Il semble donc que les vraies victimes de cette décision soient les nombreux clients et la compagnie Brussels Airlines.

Escalade

Kinshasa ne s'arrête pas à la demande au près de Brussels Airlines. Il vient de décider de fermer son consulat à Anvers et demande à la Belgique de fermer ses deux représentations consulaires à Goma et à Lubumbashi (RDC).