Journée de la femme: entretien matinal avec la journaliste Paulette Kimuntu

Paulette Kimunutu, journaliste en RD Congo

Selon l'adage "le monde sourit à ceux qui se lèvent tôt", rencontre matinale avec nos leaders. Spéciale mois de la femme.

Le matin représente quoi pour vous ? Une image, un lieu, une ambiance, un souvenir ?

C'est le début d'une journée qui s'associe avec le repos. Je suis une couche-tard. C'est le soir que je travaille efficacement. La nuit, je profite également d'une meilleure connexion internet puisque les opérateurs proposent des Gigas utilisables le soir. 

Ayant eu mes enfants assez tôt, ils sont assez grands et autonomes. Mes matinées sont assez calmes. En un mot, le matin est synonyme de repos pour moi.

Réveil à quelle heure ? Quels rituels de démarrage et préparation de la journée ?

Généralement, le réveil est entre 9h30 et 10h. C'est un privilège que j'ai réussi à obtenir. J'ai la chance d'être mariée avec un homme avec qui je partage en plus des 20 ans de mariage, le même rythme de travail. Ce qui facilite la vie amoureuse. 

Qu'est ce qui vous donne envie de vous lever le matin ?

Le moteur de ma vie, ces sont mes enfants. Étant orpheline, je souffre énormément de l'absence de mes parents. Je sais que les seuls qui souffriront bien plus de ma disparition seront mes enfants. Alors je me bats tous les jours pour eux, pour les aider du mieux que je peux pour les permettre de réussir dans ce bas monde.

Je me leve chaque jour avec la volonté d'aider mon pays la RD Congo que j'aime tant. Je rêve d'un Congo meilleur et à chacun dans son domaine doit apporter une pierre à l'édifice.

Votre motivation ?

Ma famille et mon pays la République Démocratique du Congo sont des sources de motivation inépuissables. Je rêve d'un Congo meilleur. Chacun dans son domaine se doit d'apporter une pierre à l'édifice.

Quelle est la place du "positif" et de "l'optismisme" dans votre vie ?

Je vois toujours le verre à moitié plein. Bien que le Congo vit depuis plusieurs décennies des troubles qui n'aident pas à l'avancée de notre pays, je continue de positiver et de croire qu'ont peu toujours faire bouger les lignes et obtenir des résultats.

Quelle est la place de femme dans la société africaine et la RD Congo votre pays d'origine ?

Pourquoi poser cette question à la femme alors qu'elle n'est jamais posée à un homme. La place d'une femme est déjà connue. Je ne crois pas qu'il faille déterminer un rôle précis à la femme. La femme n'est pas un être à part. Nous sommes complémentaires.

A quoi peut aspirer une jeune femme de 20 ans en 2018 ?

Je ne peux vous dire avec exactitude ce à quoi aspirer une jeune femme de 20 ans. Je voudrais profiter, pour partager quelques petits conseils et souhaits pour ces jeunes filles, car elles ne doivent pas se suffire à être une poupée. La jeune femme de 20 ans doit surtout s'orienter vers des domaines qualifiés de masculin. Elles doivent entreprendre, être prête à oser, inventer. C'est cette jeune femme congolaise qui contribuera à bâtir le Congo de demain.

Si vous vous retrouviez devant une fée avec une baguette magique, quel souhait voudrez-vous voir réaliser ?

Mon premier vœu serait de revoir mes parents. Ils me manquent énormément. Le second serait de voir mon pays se développer. 

Quelle est votre clef du succès ?

Je refuse que le mon qualifie de "star de la télévision". Si je dois vraiment me limiter au mot "succès", je dirais : le fait de croire en moi. 

 

Entretien réalisé par Roger Musandji