Interview / Josian Koukaye: " Agromillenium, une des solutions à l'industrie l’agro-alimentaire"

Josian Koukaye

Nous sommes allés à la rencontre de la diaspora africaine désireuse d'entreprendre dans leur pays d'origine.  Pour Agromillenium, Josian Koukaye reveint sur les objectifs de cette plate-forme qui ciblé le Congo (Brazzaville) pour mettre en place ses premières réalisations. Interview.

Agromillenium, une association, une fondation, un regroupement ? C’est quoi exactement Agromillenium ?

Agromillenium est une plate-forme ou un cercle de réflexion, l’idée étant ici de réfléchir à des relais de développement économique. Agromillenium a ciblé l’agro-alimentaire comme étant un des leviers principaux du prochain millénaire.

De quand date la création d’Agromillenium ? Et, qui en sont les membres ?

Agromillenium a été lancé en septembre 2017. Cela coïncidait avec le discours du Président  de la République sur la situation économique du pays,un signe pour nous que le timing était parfait.

Faire de l’agriculture une alternative au modèle de développement existant; Favoriser les échanges et les liens entre tous les acteurs autour d’un même enjeu : le développement de l’agriculture; Construire une communauté d’engagement (accompagner les nouvelles formes d’engagements philanthropiques ainsi que les personnes voulant s’impliquer dans des projets en accord avec nos missions sociales)…telles sont vos ambitions et les objectifs d’Agromillenium.  En avez-vous les moyens ?

On associe souvent les moyens à l’argent or, en tant que plate-forme et cercle de réflexion notre principal richesse est ce que l'on appelle l’or gris. Vous n'êtes pas sans savoir qu’en matière d’expertise, d’analyse et d’approche le continent africain regorge de talent. L’objectif d’agromillenium est d’aller chercher ces talents là où ils sont, afin de mener à bien le projet. Notre équipe est donc constitué d’économistes, de financiers, d’ agro entrepreneurs au sens large, et de communicants.

Vous comptez valoriser l’agriculture au Congo Brazzaville en particulier. Qu’avez-vous posez comme actions concrètes dans ce sens depuis l’existence d’Agromillenium ?

Il était important pour nous de faire un état des lieux et de savoir d’où nous partons, tout cela dans une démarche pragmatique et humble.  C’est pourquoi dès le mois d’octobre dernier nous avons fait le déplacement à Brazzaville pour rencontrer les différents acteurs et de nous imprégner de leur quotidien. En plus de cela, il nous tenait à cœur d’aller également à la rencontre de la jeunesse afin de les sensibiliser au potentiel et à l’avenir que représente l’agriculture dans notre pays .

Comment expliquez-vous que dans un pays aussi forestier et aux énormes potentiels agricoles  comme le Congo, l’agriculture ne soit pas valorisée ?

Agromillenium a choisi de ne pas raisonner en terme d’explication, ce qui nous conduirait à chercher des responsables alors que notre démarche est de réfléchir à des solutions. Dans celles que nous proposons, l’agriculture joue un rôle centrale .

On parle de plus en plus dans les discours d’une diversification de l’économie congolaise par une mise en valeur de l’agriculture. Vous y croyez ?

Nous n’ avons pas le choix. Il faut y croire. le Congo est un pays jeune et les secteurs d’avenir sont nombreux: l’urbanisation, l’aménagement des territoires, les multimédias donc pourquoi pas l’agriculture? c’est à la jeunesse de s’approprier ces différents secteurs et de les valoriser.

Avez-vous déjà rencontré les autorités du pays en charge des questions ayant trait à l’agriculture au Congo ?

La rencontre avec les autorités du pays fait partie de la deuxième phase de notre stratégie. Il était important pour nous ,avant d’arriver à un stade de préconisation, de comprendre et d’analyser les réalités du marché .

Quelles sont les sources de financement d’Agromillenium ?

Nous avons opté pour un statut associatif dans un premier temps. Ce qui nous permet de pouvoir fonctionner avec les cotisations des membres. Dans un second temps , avec nos différents conseils, nous solliciterons les banques et les fonds d’investissement afin de monter en capacité et en efficacité.