États-Unis : L’Iowa adopte la loi anti-IVG la plus restrictive du pays

Loi anti-avortement : la gouverneure républicaine Kim Reynolds n'a pas encore indiqué si elle promulguerait le texte. | Photo : AFP

Le parlement de l’Iowa a adopté ce mercredi 2 mai la loi anti-avortement la plus restrictive des États-Unis. Une IVG sera interdite dès lors que les battements du cœur du bébé seront détectés. Pour entrer en vigueur, le texte doit toutefois être promulgué par la gouverneure républicaine de cet État agricole du centre du pays.

Cette décision va-t-elle susciter un débat national ? C’est en tout cas ce qu’espère le parlement de l’Iowa (États-Unis), qui a adopté mercredi 2 mai la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) la plus contraignante du pays en termes de période possible d’intervention.

Les législateurs majoritairement républicains de cet État agricole ont interdit l’avortement à partir du moment où les battements du cœur sont détectés, ce qui est possible dès la sixième semaine de grossesse. Avec des exceptions cependant pour les victimes de viol et d’inceste. Pour entrer en vigueur, ce texte doit encore être promulgué par la gouverneure républicaine, Kim Reynolds.

Un président « pro-life »

Les partisans de la loi souhaitent que soit saisie la Cour suprême des États-Unis, qui a légalisé l’avortement dans le pays en 1973, même si le débat reste intense sur le sujet. Mais depuis l’élection de Donald Trump, les « pro-life » (anti-avortement) ont de l’espoir : il a été le premier président américain à afficher son soutien à leur « Marche pour la vie » annuelle à Washington, en janvier dernier.

« Nous avons une Chambre des représentants pro-life, un Sénat américain pro-life, un président pro-life, et une Cour suprême des États-Unis qui pourrait bientôt accueillir un nouveau juge constitutionnel dans le futur proche », a écrit l’élu républicain Steve King dans un communiqué. Car les opposants à l’IVG espèrent que Donald Trump aura un jour l’opportunité de nommer au moins un juge conservateur supplémentaire à la Cour suprême, faisant ainsi basculer l’équilibre de la plus haute instance judiciaire américaine sur cette épineuse question.

« Un demi-siècle en arrière »

Mais les « pro-life » ont encore des obstacles devant eux. La Cour suprême avait ainsi rejeté en 2016 des recours du Dakota du Nord et de l’Arkansas, après l’annulation par des tribunaux locaux de législations similaires sur les battements cardiaques.

L’ACLU, puissante association de défense des droits civiques, elle, a condamné dans un communiqué l’adoption du projet de loi, estimant qu’il allait ramener « les femmes de l’Iowa près d’un demi-siècle en arrière ». « C’est clairement inconstitutionnel et cela bloque dans les faits le droit à l’avortement pour la plupart des femmes », a dénoncé Veronica Fowler, porte-parole de l’association dans l’Iowa.

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