Rencontre Poutine - Assad : les dirigeants plaident pour la reprise du « dialogue politique » en Syrie

Vladimir Poutine a rencontré ce jeudi son homologue et allié syrien, le président Bachar al-Assad à Sotchi, dans le sud de la Russie. | SPUTNIK / REUTERS

Le porte-parole du Kremlin a annoncé que le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue et allié syrien Bachar al-Assad, ce jeudi à Sotchi et que « des pourparlers assez approfondis ont eu lieu ». Poutine s’est ainsi dit « favorable à une activation du processus politique » et souhaite, grâce à cela le « retrait des forces armées étrangères », sans préciser auxquelles il faisait référence.

Vladimir Poutine et son allié syrien Bachar al-Assad ont appelé jeudi, lors d’une rare rencontre à Sotchi en Russie, à la reprise du « dialogue politique » censé mettre un terme à sept ans de conflit et entamer la phase de reconstruction du pays.

C’était la première rencontre entre le président russe et son homologue syrien depuis une courte entrevue en décembre sur la base russe de Hmeimim en Syrie, à l’issue de laquelle Vladimir Poutine avait annoncé le retrait d’une partie du contingent militaire russe.

Les deux dirigeants s’étaient également rencontrés en novembre, déjà à Sotchi, ville balnéaire au bord de la mer Noire située dans le sud-ouest de la Russie.

Le porte-parole du Kremlin a annoncé que le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue et allié syrien Bachar al-Assad, ce jeudi à Sotchi et que « des pourparlers assez approfondis ont eu lieu ». Poutine s’est ainsi dit « favorable à une activation du processus politique » et souhaite, grâce à cela le « retrait des forces armées étrangères », sans préciser auxquelles il faisait référence.

Vladimir Poutine et son allié syrien Bachar al-Assad ont appelé jeudi, lors d’une rare rencontre à Sotchi en Russie, à la reprise du « dialogue politique » censé mettre un terme à sept ans de conflit et entamer la phase de reconstruction du pays.

C’était la première rencontre entre le président russe et son homologue syrien depuis une courte entrevue en décembre sur la base russe de Hmeimim en Syrie, à l’issue de laquelle Vladimir Poutine avait annoncé le retrait d’une partie du contingent militaire russe.

Les deux dirigeants s’étaient également rencontrés en novembre, déjà à Sotchi, ville balnéaire au bord de la mer Noire située dans le sud-ouest de la Russie.

Poutine a félicité Assaf pour les « succès de l’armée gouvernementale »

Vladimir Poutine a rencontré ce jeudi son homologue et allié syrien, le président Bachar al-Assad à Sotchi, dans le sud de la Russie.

« Aujourd’hui, le président Poutine a eu des entretiens avec le président syrien Bachar al-Assad, qui s’est rendu à Sotchi pour une visite de travail », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La télévision russe a diffusé de courts extraits de l’entretien entre les deux hommes. Vendredi Vladimir Poutine reçoit la chancelière allemande Angela Merkel sur la question de la Syrie, et prochainement le président français Emmanuel Macron.

Jeudi, le président russe a félicité le président syrien pour les « succès de l’armée gouvernementale syrienne dans la lutte contre les groupes terroristes », qui ont permis de « créer des conditions supplémentaires en faveur d’une activation du processus politique à grande échelle », selon un communiqué du Kremlin.

« Les forces étrangères vont se retirer du territoire »

L’intervention militaire russe en Syrie, débutée en septembre 2015, a permis à l’armée syrienne de reprendre la grande majorité des territoires conquis par l’organisation djihadiste État islamique et à significativement affaiblir les groupes rebelles, les chassant de la ville d’Alep et des quartiers de la Ghouta orientale près de Damas.

« Avec le début du processus politique dans sa phase la plus active, les forces armées étrangères vont se retirer du territoire syrien », a poursuivi Vladimir Poutine, sans préciser à quelles « forces étrangères » il faisait référence.

« La prochaine tâche est, bien sûr, le redressement économique et l’aide humanitaire aux personnes qui se trouvent dans une situation difficile », a ajouté le président russe.

D'après Assad « la stabilité s’améliore » en Syrie

« La stabilité s’améliore » en Syrie, a assuré de son côté Bachar al-Assad, « ouvrant la porte au processus politique que nous avons commencé il y a quelque temps », selon des propos traduits par le Kremlin.

« Nous savons que ce ne sera pas facile car certains pays ne veulent pas que la stabilité revienne en Syrie. Cependant, avec vous et d’autres partenaires et amis, nous continuerons à avancer fermement dans le processus de règlement en faveur de la paix », a-t-il affirmé.

« Grâce aux succès militaires, nous parvenons à normaliser la situation dans le pays, ce qui ouvre la voie au retour de nos nombreux concitoyens dans leur foyer », a-t-il ajouté.

Assad aurait choisi des émissaires pour un « Comité constitutionnel » en Syrie

Selon le Kremlin, Bachar al-Assad a décidé suite à cette rencontre de choisir des émissaires en vue de la « formation d’un Comité constitutionnel qui devra travailler sur la loi fondamentale en Syrie » et qui « seront envoyés à l'ONU ».

Le président syrien s’est en outre félicité de l'« augmentation des investissements russes au cours des dernières années » dans le pays en guerre, insistant sur les besoins du processus de reconstruction.

Mercredi, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques affirme avoir établi que « du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al Talil, à Saraqeb », en février. Une information qui était jusqu’ici contredite par la Russie et la Syrie, alliés depuis le début du conflit.

Videos

International

Belgique : Anvers déboulonne une statue de l'ex-roi Léopold II, figure du passé colonial

Une statue de l'ancien roi des Belges Léopold II, figure du passé colonial de la Belgique, a été retirée d'un square mardi 9 juin à Anvers (région flamande) pour être entreposée dans les réserves d'un musée local.
Des travailleuses éthiopiennes attendent devant le consulat de leur pays à Beyrouth afin de s'inscrire pour un rapatriement, le 18 mai 2020. (JOSEPH EID / AFP)

Mises à la porte par leurs employeurs sans être payées, des travailleuses éthiopiennes victimes de la crise au Liban

Des dizaines d'Ethiopiennes travaillant au Liban comme domestiques se retrouvent abandonnées par leurs employeurs qui ne peuvent plus les payer en raison de la crise économique que traverse le pays. La pandémie de coronavirus a envenimé la situation.Des travailleuses abandonnées
Angela Merkel

Angela Merkel dénonce le « meurtre » raciste de George Floyd

Angela Merkel a dénoncé ce jeudi 4 juin le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd par des policiers et le racisme qui frappe selon elle une société américaine très polarisée."Mes exigences en politique sont toujours d’essayer de rassembler les gens, de les réconcilier" a également répondu la chancelière, interrogée sur la chaîne publique allemande ZDF au sujet du style politique, qu’elle a jugé très controversé, de Donald Trump.
Au milieu de l'image, Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, lors d'une manifestation en juin 2017

France / Mort d'Adama Traoré : le plaquage ventral a causé le décès, selon une contre-expertise demandée par les parties civiles

La contre-expertise demandée par la famille d’Adama Traoré estime que le plaquage ventral opéré par les gendarmes lors de l’arrestation du jeune homme il y a quatre ans est à l’origine de sa mort, a appris franceinfo auprès de l’avocat de la famille d’Adama Traoré mardi 2 juin.

France / Mort d'Adama Traoré : plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées en France contre les violences policières

Une foule impressionante est venue faire entendre sa voix contre les violences policières, mardi 2 juin au soir, à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation, qui organisait un rassemblement sur le parvis du tribunal judiciaire de Paris (17e arrondissement). Des manifestations ont également eu lieu à Lille (Nord) mais aussi à Marseille (Bouches-du-Rhône) et Lyon (Rhône). 
George Floyd, cet Américain noir décrit comme un homme généreux

Qui était George Floyd, l’Américain noir tué par un policier à Minneapolis  ?

Il avait quitté le Texas pour commencer une nouvelle vie à Minneapolis, dans le nord des États-Unis. Mais George Floyd, cet Américain noir décrit comme un homme généreux, qui a perdu son emploi pendant la crise due à la pandémie, est mort face contre terre, le cou sous le genou d’un policier blanc.
Derek Chauvin, lors de l'arrestation qui a conduit à la mort de George Floyd. Capture d'écran.

Etats-Unis : ce que l'on sait de Derek Chauvin, le policier qui a étouffé jusqu'à la mort George Floyd

Pour les manifestants qui se mobilisent depuis plusieurs jours, il est le nouveau visage de la violence et du racisme dans la police américaine. Derek Chauvin, un policier blanc de 44 ans, a été inculpé et incarcéré, vendredi 29 mai, dans l'enquête sur la mort de George Floyd, un homme noir qu'il avait arrêté quatre jours plus tôt à Minneapolis (Minnesota).