Pourquoi l’armée américaine bannit les téléphones Huawei et ZTE de ses bases

Le Pentagone a interdit la vente des terminaux Huawei depuis le 25 avril 2018. | LlUIS GENE /AFP

Le personnel des bases militaires américaines ne pourra plus acheter de téléphones des marques chinoises Huawei et ZTE en raison des risques de sécurité « inacceptables » présentés par ces appareils, a affirmé vendredi le Pentagone.

Les smartphones des marques chinoises Huawei et ZTE ne sont plus les bienvenus sur les bases militaires américaines. Le Pentagone interdit désormais à son personnel d'en acheter et à ses magasins d'en vendre, en raison des risques de sécurité « inacceptables » présentés par ces appareils.

« Les appareils Huawei et ZTE peuvent présenter un risque inacceptable pour le personnel, les informations et les missions militaires », a déclaré un porte-parole du Pentagone, Dave Eastburn.

Pister les soldats

« Au vu de cette information, il n’était pas prudent » pour les magasins gérés par l’armée dans les bases américaines à travers le monde « de continuer à les vendre », a-t-il ajouté. L’ordre de retirer les appareils Huawei de ces magasins a été donné le 25 avril, selon lui.

« En raison des inquiétudes liées à la sécurité concernant les téléphones portables et autres produits ZTE, les magasins (du Pentagone) ont également retiré les produits ZTE », a-t-il précisé.

Le responsable n’a pas donné de détails sur les aspects techniques de ces menaces potentielles, mais d’après le Wall Street Journal, le Pentagone craint que le gouvernement chinois ne piste ses soldats en utilisant des produits Huawei et ZTE.

Le porte-parole de Huawei, Charles Zinkowski, a affirmé que les appareils de la compagnie respectaient les normes les plus élevées en termes de sécurité et de confidentialité dans tout pays où elle opère, y compris aux États-Unis.

« Nous restons attachés à l’ouverture et à la transparence dans tout ce que nous faisons et nous voulons dire clairement qu’aucun gouvernement ne nous a demandé de compromettre la sécurité ou l’intégrité de nos réseaux ou de nos appareils », a-t-il dit dans un communiqué. Contacté par l’AFP, ZTE n’avait pas réagi dans l’immédiat.

En janvier, le Pentagone avait indiqué qu’il était en train de revoir ses règles concernant les applications mobiles liées à la santé et les objets connectés, après que la compagnie Strava eut publié une carte compilant les activités de ses utilisateurs.

En Irak et en Syrie, on pouvait facilement voir des foyers d’activité là où se trouvent des bases militaires, indiquant vraisemblablement des parcours de jogging ou de marche.

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