Municipales au Vénézuela : Maduro triomphe et vise la réélection

Dimanche, Nicolas Maduro a annoncé que les principaux partis d'opposition seraient exclus de l'élection présidentielle de 2018,

Le président vénézuélien socialiste, Nicolas Maduro, a revendiqué dimanche une large victoire aux élections municipales, boycottées par les principaux partis d'opposition, qui devraient être exclus de la présidentielle de 2018 où il visera un nouveau mandat.

"Nous avons gagné plus de 300 mairies du pays, sur les 335", contre 242 actuellement, a affirmé le dirigeant socialiste, Nicolas Maduro, lors d'un meeting organisé à Caracas, à l'issue de ce scrutin où la participation a été de 47,32% selon le Conseil national électoral (CNE). Le président vénézuélien a revendiqué dimanche une large victoire aux élections municipales, boycottées par les principaux partis d'opposition, qui devraient être exclus de la présidentielle de 2018 où il visera un nouveau mandat. Peu auparavant, le CNE avait déclaré le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013) victorieux dans au moins 20 des 23 capitales régionales.

Le président vénézuélien socialiste, Nicolas Maduro, a revendiqué dimanche une large victoire aux élections municipales, boycottées par les principaux partis d'opposition, qui devraient être exclus de la présidentielle de 2018 où il visera un nouveau mandat.

"Nous avons gagné plus de 300 mairies du pays, sur les 335", contre 242 actuellement, a affirmé le dirigeant socialiste, Nicolas Maduro, lors d'un meeting organisé à Caracas, à l'issue de ce scrutin où la participation a été de 47,32% selon le Conseil national électoral (CNE). Le président vénézuélien a revendiqué dimanche une large victoire aux élections municipales, boycottées par les principaux partis d'opposition, qui devraient être exclus de la présidentielle de 2018 où il visera un nouveau mandat. Peu auparavant, le CNE avait déclaré le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013) victorieux dans au moins 20 des 23 capitales régionales.

Le parti au pouvoir a aussi remporté le poste de gouverneur de l'Etat de Zulia (ouest), le vainqueur du scrutin régional d'octobre, de l'opposition, ayant refusé de prêter serment devant l'Assemblée constituante. Cela porte à 19 sur 23 le nombre de régions contrôlées par le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV). Six mois après une vague de manifestations qui exigeaient son départ et inquiétaient la communauté internationale par leur violence (125 morts), le président Nicolas Maduro semble avoir repris le contrôle de la situation et renforce son hégémonie sur le pays.

Les principaux partis d'opposition exclus du scrutin de 2018

Dimanche, il a annoncé que les principaux partis d'opposition seraient exclus de l'élection présidentielle de 2018, en raison de leur boycott du scrutin municipal organisé ce jour. "Tout parti qui n'a pas participé aujourd'hui et qui a appelé au boycott des élections ne peut plus participer", a-t-il déclaré, affirmant qu'il s'agissait là d'un "critère de l'Assemblée nationale constituante", intégralement composée de partisans du chef de l'Etat. Craignant des fraudes, les trois principaux partis d'opposition, ceux de Henrique Capriles, Leopoldo Lopez et Henry Ramos Allup, avaient refusé de présenter des candidats aux municipales. Ils se voient désormais privés du scrutin présidentiel, programmé pour décembre 2018 mais qui sera sans doute avancé au premier trimestre selon nombre d'analystes. 

"Nous devons nous préparer dès maintenant pour l'élection présidentielle", a déclaré le chef de l'Etat, pour qui les municipales servaient de dernier test grandeur nature avant ce rendez-vous crucial. Le vice-président Tareck El Aissami a déjà annoncé que M. Maduro, élu en 2013, briguerait un second mandat l'an prochain, malgré sa faible popularité, dans un contexte de grave crise économique et de réprobation de sa gestion de la crise politique par la communauté internationale. "Le message est très clair, c'est par la voie du vote que nous voulons des solutions pour le pays", a lancé M. Maduro. Le Venezuela, géant pétrolier, a été ruiné notamment par la chute des cours du brut.

Journée électorale calme

La journée électorale s'est déroulée dans le calme mais avec de nombreux bureaux de vote quasi-déserts, dans la capitale Caracas et d'autres villes comme San Cristobal, frontalière avec la Colombie, ont observé des journalistes de l'AFP. Les élections municipales sont généralement peu populaires, et en 2013 seuls 42% des électeurs s'étaient déplacés. Après la colère au printemps, avec trois mois de manifestations au cours desquelles 125 personnes ont été tuées, l'heure semble être au découragement dans le pays, face à une crise économique qui provoque de graves pénuries d'aliments et de médicaments, ainsi qu'une inflation galopante, attendue à plus de 2.300% en 2018 par le FMI. "Je suis allé acheter l'autre jour une banane: elle coûtait le matin 1.900 bolivars, et 3.000 l'après-midi. On ne peut vivre ainsi. Les politiques me déçoivent", témoignait ainsi Victor Torres, chauffeur à Macaraibo (nord-est).

Car c'est aussi l'opposition qui a déçu: deux ans après sa victoire historique aux élections législatives, où elle avait remporté pour la première fois depuis 1999 la majorité au Parlement, elle se déchire entre partisans du dialogue et adeptes d'une ligne plus dure. La coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD) peine à se remettre de sa gifle électorale aux régionales d'octobre, largement remportées par le camp présidentiel malgré les accusations de fraudes. Les opinions négatives à son égard ont grimpé de 46,1 à 65,7%, selon un sondage Venebarometro réalisé entre octobre et novembre, pendant que la popularité du président Maduro remontait de 24,4 à 31,1%.

La MUD constate aussi qu'aucune stratégie - confrontation dans la rue ou négociation - ne semble ébranler le chavisme, qui garde la mainmise sur la quasi-totalité des institutions. Emblème de cette hégémonie: l'Assemblée constituante, aux pouvoirs très étendus, a confisqué ceux du Parlement, unique instance contrôlée par l'opposition. Les maires élus dimanche devront d'ailleurs, pour pouvoir exercer leur mandat, prêter allégeance devant cette institution rejetée par une grande partie de la communauté internationale.

Videos

International

Maeve Kennedy McKean, 40 ans, et son fils Gideon, 8 ans, ne sont pas revenus jeudi d'une sortie dans la baie de Chesapeake. | AFP / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / MIKE PONT

USA : Deux membres de la famille Kennedy portés disparus

Deux membres de la famille Kennedy étaient portés disparus vendredi après une balade en canoë. Maeve Kennedy McKean, 40 ans, et son fils Gideon, 8 ans, ne sont pas revenus jeudi d’une sortie dans la baie de Chesapeake.Deux membres de la famille Kennedy, dont une petite-nièce du président assassiné John Kennedy, étaient portés disparus vendredi après une balade en canoë, selon les autorités du Maryland, une nouvelle tragédie au sein de la dynastie politique la plus célèbre des États-Unis.
Donald Trump / Source Reuters

Coronavirus : Critiquée par Donald Trump, la Chine l’accuse de « fuir ses responsabilités »

Le torchon brûle depuis plusieurs jours entre Pékin et Washington. Après avoir déclenché une polémique en qualifiant le Covid-19 de « virus chinois », Donald Trump a déclaré jeudi 19 mars que le monde payait « le prix fort » pour la lenteur chinoise à communiquer sur le nouveau coronavirus. En réponse au président américain, la Chine l’accuse ce vendredi de « fuir ses responsabilités ».
Michael Bloomberg se retire de la campagne présidentielle/ Reuters

USA: Le milliardaire Michael Bloomberg jette l’éponge et soutient Joe Biden

Au lendemain d’un « Super Tuesday » raté, le magnat des médias et ancien maire de New York a annoncé qu’il se retirait de la course à l’investiture démocrate. Michael Bloomberg appelle à voter Joe Biden.
Le président russe Vladimir Poutine

Pour Vladimir Poutine, un mariage n'est possible qu'entre "un homme et une femme"

Cette déclaration du président russe a eu lieu lors d'une rencontre avec un groupe de travail formé par le Kremlin pour plancher sur la réforme constitutionnelle proposée en janvier par le chef d'Etat russe. Un mariage, c'est une union entre un homme et une femme", a déclaré jeudi 13 février Vladimir Poutine, lors d'une rencontre avec un groupe de travail formé par le Kremlin pour plancher sur la réforme constitutionnelle proposée en janvier par le chef d'Etat russe. 
L’ancien ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini, mercredi au Sénat, à Rome. Photo Roberto Monaldo. Lapresse. AP

Le Sénat italien renvoie en justice Matteo Salvini pour avoir bloqué des migrants

Le Sénat italien a renvoyé mercredi en justice Matteo Salvini, le chef de l'extrême droite, accusé de séquestration de personnes pour avoir bloqué un bateau de migrants au large de la Sicile quand il était ministre de l'Intérieur. Le résultat du vote sera annoncé officiellement à 18H00 GMT, mais le tableau électronique vu par plusieurs journalistes de l'AFP, indiquant pendant quelques secondes le résultat du scrutin, a permis d'établir clairement son renvoi en justice, confirmé par tous les médias italiens.
 Des migrants à Malaga, en octobre dernier. AFP

L'Espagne aura besoin de «millions et de millions de migrants» selon le ministre des Migrations

L'Espagne, qui compte actuellement quelque 47 millions d'habitants, va devoir ouvrir ses portes. Selon José Luis Escriva, ministre espagnol de la Sécurité sociale, de l'inclusion et des migrations, la trajectoire démographique du pays est si inquiétante que "nous aurons besoin de 8 ou 9 millions de personnes juste pour garder notre population active au même niveau", a-t-il estimé, jeudi 16 janvier lors du Forum de l'OCDE sur les migrations, à Paris.
Le président français Emmanuel Macron

Sahel : Emmanuel Macron se dit prêt à revoir les « modalités d’intervention » de la France

Près de 4.500 militaires français de l’opération Barkhane sont mobilisés, depuis août 2014, dans la bande sahélo-saharienne pour combattre le terrorisme Emmanuel Macron a annoncé jeudi 28 novembre qu'il était prêt à revoir "toutes les options stratégiques" de la France au Sahel. Le président français a réclamé à ses alliés une "plus grande implication" contre "le terrorisme" dans la région, après avoir reçu le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.