85.000 déplacés en 10 semaines suite aux violences au Yémen

Aden, le 31 janvier 2018 REUTERS/Fawaz Salman.

Les Nations unies ont annoncé vendredi que le regain de violences au Yémen avait poussé quelque 85.000 personnes à fuir leur foyer en dix semaines, depuis le 1er décembre.

Un peu plus de 70% ont fui les violences qui ont redoublé d'intensité dans les provinces de Hodeida et de Taëz, sur la côte ouest, selon les statistiques publiées par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

L'agence onusienne est particulièrement préoccupée par le sort des personnes déplacées qui se trouvent près des combats encore en cours dans ces deux gouvernorats stratégiques.

"La plupart des personnes déplacées dans les provinces de Hodeida et de Taëz sont hébergés par des proches ou des amis, pris au piège dans leur foyer ou dans des caves alors que les affrontements terrestres, les bombardements aériens et les tirs des snipers font rage tout autour d'eux", a déclaré une porte-parole du HCR, Cécile Pouilly, au cours d'un point de presse à Genève.

L'organisation a par ailleurs observé une hausse des déplacements sur d'autres lignes de front au Yémen, y compris dans les provinces de Jawf, Hajjah et de Shabwa.

"Les personnes qui se déplacent, mais aussi toutes les autres personnes qui sont affectées par le conflit, continuent surtout d'avoir besoin d'abris, de nourriture d'eau", mais les "besoins augmentent", a expliqué Mme Pouilly.

Le Yémen, pays le plus pauvre du Moyen-Orient, est le théâtre depuis près de trois ans d'un violent conflit qui a fait plus de 9.200 morts et près de 53.000 blessés. L'ONU parle de "la pire crise humanitaire du monde". En janvier, elle a demandé 2,45 milliards d'euros pour apporter une aide d'urgence à 11,3 millions de personnes cette année.

Les rebelles Houthis, originaires du nord du Yémen et soutenus par l'Iran, se sont emparés de la capitale Sanaa en septembre 2014, chassant le président Abd Rabbo Mansour Hadi qui s'est réfugié en Arabie saoudite.

En mars 2015, le royaume saoudien a pris la tête d'une coalition arabe qui est intervenue au Yémen pour aider les forces loyales au gouvernement et au président Hadi. La guerre a connu un nouveau rebondissement en décembre quand les rebelles Houthis ont tué leur allié, l'ex-président Ali Abdallah Saleh, qui avait fait une ouverture en direction de l'Arabie saoudite.

 

Avec AFP

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