RDC: joue t-on le jeu de Kabila lorsqu'on tient à certaines vérités?

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, et le président Joseph Kabila les yeux dans les yeux, lors de leur entretien, le 27/10/2017 à Kinshasa.

J’ai eu une discussion assez corsée avec un membre de l’opposition qui m’a reproché de « faire le jeu du pouvoir » en critiquant constamment l’opposition.Ce compatriote n’est pas le seul à tenir ce genre de discours. Certains sont allés jusqu’à affirmer que je travaille « en sous-main » pour le pouvoir.  Quand on entend ce genre de raisonnement, on réalise à quel point la partisanerie est un poison et comment elle ronge certains esprits dans notre pays. On ne peut pas réfléchir librement, sans être accusé de faire partie ou d’être jaloux d’un parti ou d’un leader. Les gens semblent oublier que le rôle du penseur et/ou de l’intellectuel ou encore de l’observateur honnête est de dire la vérité et de ne pas avoir de parti pris.  Si Joseph Kabila, que je ne porte pas dans mon cœur, fait quelque chose de bien, je ne peux ni ne dois affirmer le contraire. Je ne peux pas accuser mon ennemi d’un crime qu’il n’a pas commis; je ne peux pas dire des choses pour simplement plaire. Oui, il m’est arrivé de ne pas sortir une information sensible pour ne pas nuire à certaines personnes ou à une cause. Mais de là à critiquer pour critiquer, salir pour le plaisir de salir, ça NON. Nous devons faire l’effort d’être objectifs dans nos analyses et jugements.  Les Congolais qui me suivent attendent de moi des analyses honnêtes et non partisanes; ils veulent être éclairés et non intoxiqués. Je ne suis pas le guide de tous ces gens qui me suivent, mais bien leur serviteur. Je n’ai donc pas le droit de leur raconter des sornettes pour plaire à qui que ce soit.  Ce n'est pas parce qu'une chaîne du pouvoir (Télé 50) a passé en boucle une réflexion que j'ai faite sur les jeunes de la Lucha la semaine dernière que je suis devenu un membre de ce régime. L’opposition congolaise doit reconnaître ses fautes, ses erreurs tactiques, elle doit faire un travail sérieux d’introspection au lieu de se cramponner dans la bêtise. Elle ne peut pas accuser le régime d’être le seul responsable des manœuvres qu’elle a cautionnées en âme et conscience. Elle ne peut pas déclarer aujourd’hui que « Joseph Kabila est illégitime » après lui avoir redonné cette « légitimité » en signant l’accord 31 décembre. Elle ne peut pas faire semblant d'exiger les élections le 31 décembre prochain, alors que l'accord qu'elle a signé laisse la porte ouverte à un autre glissement. Dire que la Kabilie est en meilleure posture à cause de l'opposition, ce n'est pas jouer le jeu du pouvoir, mais être objectif. Depuis le 31 décembre 2016, Kingakati résonne du rire puissant du Rais, a nous de trouver d'autres solutions... Patrick Mbeko

Videos

Analyses et Opinions

Le président de la RDCongo, Joseph Kabila, à Kinshasa. 26 janvier 2018 | AFP | THOMAS NICOLON

Présidentielle en RDC: Kabila chef de file d'une coalition électorale

Le président congolais Joseph Kabila, que ses adversaires accusent de vouloir briguer un troisième mandat contre la Constitution, a été désigné "autorité morale" d'une plate-forme électorale présentée jeudi en conseil des ministres, selon un compte-rendu de l'exécutif diffusé vendredi.
Joseph Kabila et Emmerson Mnangagwa, le 27 février 2018 à Kinshasa. © DR / Présidence RDC

RDC : Est-ce à l’étranger que tout se jouera?

Partira ou ne partira pas? C’est la question que de nombreux Congolais et observateurs de la scène politique RDCienne se posent à propos de Joseph Kabila. Dans le camp du pouvoir, on jure par tous les dieux que le chef de l’État congolais va respecter la Constitution.
Ces dirigeants africains qui rêvent secrètement (ou pas) de rester au pouvoir

Troisième mandat présidentiel, nouveau jeu de certains Présidents Africains.

En accédant à la magistrature suprême, ils jurent tous fidélité aux textes qui leur ont permis d’être à la tête de leur nation. Pourtant, certains présidents africains semblent avoir découvert des nouveaux jeux leur permettant de continuer une partie qui se joue uniquement en deux manches. 
Mamoudou Gassama, sauveur enfant de 4 ans.

Humeur : Mamoudou Gassama, Africain et héroïque

Si nous n'avions pas été dans l'ère des réseaux sociaux, son exploit nous aurait été conté comme dans nos légendes africaines mettant en scène la bravoure de nos héros.Sauf que nous sommes en France. En 2018 et que chacun est équipé d'un smartphone. Un outil grâce ou a cause duquel plus rien ne sera jamais comme avant. Mamoudou Gassama en se réveillant ce matin du 27 mai 2018 était à mille lieux de s'imaginer en héros mondial a la tombée de la nuit. 
Le général Mokoko, ex-candidat à la présidentielle de 2016, à Brazzaville

Congo Brazza : Que peut- on retenir du procès du Général Jean Marie Michel Mokoko ?

Nous venons tous de suivre ce procès qui ne cesse de faire couler beaucoup d'encres tant au niveau national qu'international. La condamnation ne peut être une fatalité si l'on s'appuie sur l'histoire évenementielle de la politique africaine des années cinquante à ce jour.
L'ex-candidat à la présidentielle, le général Jean-Marie Michel Mokoko, à l’ouverture de son procès, le 7 mai 2018 / Florence Morice

Procès Mokoko : que veut Denis Sassou Nguesso ?

Les différends entre deux chevaliers se réglaient lors d’un face-à-face dont l’issue incertaine, avait l’avantage de déterminer sans équivoque le vainqueur. C’est en cette règle que le Général Jean-Marie Michel Mokoko a cru lorsqu’il s’était lancé dans la campagne présidentielle de 2016. Je te dois. Tu me dois.
Ali Bongo Ondimba, le président gabonais, en visite officielle au Burundi, passant les troupes en revue avec son homologue Christian Nkurunziza le 13 avril 2018 à Bujumbura. © DR – DCP Burundi

Ali Bongo intensifie son action diplomatique en Afrique Centrale

Ali Bongo Ondimba était en fin de semaine dernière en visite officielle au Burundi. Le chef de l’Etat gabonais, qui est également le président en exercice de la CEEAC, s’est montré ces derniers mois très actif sur le plan diplomatique, notamment en Afrique Centrale. Voici pourquoi.