Opinion - Allain Jules: "J'ai appris qu'il y a eu une marche à Paris contre l’esclavage."

Un millier de manifestant à Paris hier, quelques dizaines à Toulouse, le scandale de l'esclavage en Libye se répand./ Photo AFP

Ils incriminent les chefs d'Etat africains sans honteusement indexer la France dans l'assassinat macabre de Mouammar Kadhafi, qui a déclenché le chaos en Libye. Les amnésiques semblent oublier que ces derniers voulaient faire une médiation africaine refusée par....Sarkozy, pour résoudre la situation mensongère libyenne. Et pourtant, ce dernier a bénéficié de 50 millions d'euros de la part de la Libye. Depuis 6 ans, la justice francaise n'a pas bougé. Elle a pourtant condamné le fils Obiang, vice-président de Guinée Équatoriale, pour des "délits" commis...chez lui, pas en France...

J'ai appris qu'il y a eu une marche hier à Paris. Aucun reportage dans un media traditionnel. Cherchez l'erreur... Les pleureuses épargnent la France et leur "frère" Obama, premier à lancer son Tomahawk lors du déclenchement de la guerre en Libye, qui a copieusement violé une résolution onusienne...Nous diront la vérité, malgré les accusations fantaisistes ( buzz, jalousie etc..). Oui, parce qu'ils sont d'abord français, malgré leur couleur de peau, ils épargnent la France. Et des moutons les suivent...Pitoyable.

Pourquoi les autorités françaises restent silencieuses sur cet esclavage libyen ? Le quai d'Orsay est allé chercher Saad Harari en Arabie saoudite, non ? Pourquoi ne convoque-t-il pas l'Ambassadeur libyen ? Mystère et boule de gomme. Or, c'est à elles (autorités francaises) qu'il faut demander des comptes. Les aboyeurs ont trop d'intérêts à Paris. Un silence assourdissant qui en dit long sur un calendrier caché pour aller (encore) extorquer des fonds en...Afrique en jouant les "lanceurs d'alerte" qu'ils ne sont point. On nous demande d'oublier Kadhafi comme on nous a demandé hier d'oublier l'esclavage transatlantique car...lointain. Vous êtes sérieux ?

Les mêmes qui disent que c'est la France qui choisit les chefs d'Etat africains demandent à ces derniers de réagir alors que leur chef reste silencieux ? Quelle incoherence ! Or, les pleurs outrés tentent tant bien que mal de noyer le poisson. Des clowns très peu outillés en matière de relations internationales se permettent d'insulter et d'accuser sans toutefois comprendre les enjeux. Ah, l'emotion ! Depuis quand un pompier pyromane est sincère ? Laissez moi rire.

L'UA financée par l'UE peut faire quoi ? Rien. Tartampion installé sur son trône africain par la France peut faire quoi ? Rien. Marchez, marchez, usez vos souliers...Vous n'avez rien compris à la manipulation consistant à ne point designer les vrais coupables... Vous avez déjà vu un intellectuel africain comme migrant ? Jamais. Pourquoi dépenser des milliers d'euros pour voyager alors qu'on peut créer une structure dans son pays ? Le seul combat qui vaille est de demander des comptes à ceux qui ont détruit la Libye : France, ONU, Etats-Unis, Angleterre et les ONG qui ont menti...À notre petit niveau, sur MamAfrika TV, nous le faisons tous les jours...Avant CNN, nous en parlions donc, aucune leçon à recevoir de quiconque, encore moins des opportunistes. Vous avez dit polémique ? Que nenni.

Allain Jules

Videos

Analyses et Opinions

Le président de la RDCongo, Joseph Kabila, à Kinshasa. 26 janvier 2018 | AFP | THOMAS NICOLON

Présidentielle en RDC: Kabila chef de file d'une coalition électorale

Le président congolais Joseph Kabila, que ses adversaires accusent de vouloir briguer un troisième mandat contre la Constitution, a été désigné "autorité morale" d'une plate-forme électorale présentée jeudi en conseil des ministres, selon un compte-rendu de l'exécutif diffusé vendredi.
Joseph Kabila et Emmerson Mnangagwa, le 27 février 2018 à Kinshasa. © DR / Présidence RDC

RDC : Est-ce à l’étranger que tout se jouera?

Partira ou ne partira pas? C’est la question que de nombreux Congolais et observateurs de la scène politique RDCienne se posent à propos de Joseph Kabila. Dans le camp du pouvoir, on jure par tous les dieux que le chef de l’État congolais va respecter la Constitution.
Ces dirigeants africains qui rêvent secrètement (ou pas) de rester au pouvoir

Troisième mandat présidentiel, nouveau jeu de certains Présidents Africains.

En accédant à la magistrature suprême, ils jurent tous fidélité aux textes qui leur ont permis d’être à la tête de leur nation. Pourtant, certains présidents africains semblent avoir découvert des nouveaux jeux leur permettant de continuer une partie qui se joue uniquement en deux manches. 
Mamoudou Gassama, sauveur enfant de 4 ans.

Humeur : Mamoudou Gassama, Africain et héroïque

Si nous n'avions pas été dans l'ère des réseaux sociaux, son exploit nous aurait été conté comme dans nos légendes africaines mettant en scène la bravoure de nos héros.Sauf que nous sommes en France. En 2018 et que chacun est équipé d'un smartphone. Un outil grâce ou a cause duquel plus rien ne sera jamais comme avant. Mamoudou Gassama en se réveillant ce matin du 27 mai 2018 était à mille lieux de s'imaginer en héros mondial a la tombée de la nuit. 
Le général Mokoko, ex-candidat à la présidentielle de 2016, à Brazzaville

Congo Brazza : Que peut- on retenir du procès du Général Jean Marie Michel Mokoko ?

Nous venons tous de suivre ce procès qui ne cesse de faire couler beaucoup d'encres tant au niveau national qu'international. La condamnation ne peut être une fatalité si l'on s'appuie sur l'histoire évenementielle de la politique africaine des années cinquante à ce jour.
L'ex-candidat à la présidentielle, le général Jean-Marie Michel Mokoko, à l’ouverture de son procès, le 7 mai 2018 / Florence Morice

Procès Mokoko : que veut Denis Sassou Nguesso ?

Les différends entre deux chevaliers se réglaient lors d’un face-à-face dont l’issue incertaine, avait l’avantage de déterminer sans équivoque le vainqueur. C’est en cette règle que le Général Jean-Marie Michel Mokoko a cru lorsqu’il s’était lancé dans la campagne présidentielle de 2016. Je te dois. Tu me dois.
Ali Bongo Ondimba, le président gabonais, en visite officielle au Burundi, passant les troupes en revue avec son homologue Christian Nkurunziza le 13 avril 2018 à Bujumbura. © DR – DCP Burundi

Ali Bongo intensifie son action diplomatique en Afrique Centrale

Ali Bongo Ondimba était en fin de semaine dernière en visite officielle au Burundi. Le chef de l’Etat gabonais, qui est également le président en exercice de la CEEAC, s’est montré ces derniers mois très actif sur le plan diplomatique, notamment en Afrique Centrale. Voici pourquoi.