Le racisme : une plaie congénitale des USA

©J.M. Giordano / SOPA Imag/SIPA;

Toute société construite sur les fondements de l'exclusion d'une partie de la population est productrice de violence sous diverses formes, et son existence demeure gangrenée par des convulsions sociales permanentes.

Ce qui se passe aux USA, avec l'assassinat en direct d'un Noir, Georges Floyd, par un policier, s'inscrit dans la logique du racisme qui structure ce pays depuis l'esclavage. Quand ceux qui sont chargés de protéger leurs compatriotes se comportent en criminels ou en bourreaux, c'est que le système pour lequel ils oeuvrent le leur permet.

Ni les luttes antiségrégationnistes des Noirs au cours des années 60, conduites par des figures emblématiques telles que Martin Luther King, Malcolm X, les Black Panthers de Bobby Seale, Huey Newton, Bobby Hutton, Eldridge Claver, Fred Hampton, Stokely Carmichael, etc., ni le geste symbolique de deux athlètes noirs, Tommie Smith et John Carlos, aux jeux olympiques de Mexico, en 1968, brandissant à la face du monde, sur le podium, un poing serré dans un gant noir en signe de protestation contre la ségrégation raciale pendant que la foule chantait l'hymne national américain ni encore l'élection d'un afro-américain, Barack Obama, à la présidence de la République, en dépit de quelques aménagements, n'ont hélas changé fondamentalement les rapports sociaux aux USA qui sont soumis au déterminisme de la couleur de la peau. Cette logique d'une Histoire déshumanisante pour les uns et suprémaciste pour les autres, qui ne veut pas passer, doit nécessairement changer.

Les USA, pays profondément "chrétien" (où le président de la République prend ses fonctions en prêtant serment sur la bible), démocratique et à la pointe de la technologie, ne peuvent continuer à offrir au monde les horreurs d'un autre âge. Le rétrécissement de la vie des Noirs est tel qu'un nouveau mouvement des droits civiques paraît inéluctable.

Mais autant cette violence permanente des policiers à l'égard des Noirs aux USA est inacceptable et suscite de l'indignation, autant certains pays africains n'en sont pas exempts au regard de la violence dont font preuve certains policiers à l'encontre de leurs compatriotes, qui attendent d'eux protection...

Gilbert Goma

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