Erdoğan apprend tardivement, qu’il ne faut jamais croire aux promesses de l’Occident

Erdoğan, Président de la Turquie

Le nouveau « Grand Moyen Orient, dessein de l’élite anglo-saxonne, qui devrait normalement naitre des cendres du défunt Moyen Orient, tarde à prendre forme. Le projet « Moyen Orient » a reposé en grande partie sur un drôle d’assemblage, composé de ceux que l’Occident débaptisa les chiites et les sunnites. Dès son enfantement, il portait déjà les germes de sa propre destruction, de l’intérieur, au cas où l’Occident serait appelé à en perdre le contrôle ou il en formait un autre dessein à la place. Comme c’est le cas aujourd’hui. Jouer les chiites contre les sunnites ainsi que d’autres minorités. Opérer de la sorte s’appelle en norvégien « splitt og hersk ». Les Romains disaient « Divide et impera ». Les Anglo-saxons, « Divide and Conquer ». Et en français : « diviser pour mieux régner ».

Cependant, la promesse anglo-saxonne faite aux Kurdes comme épicentre du nouveau Grand Moyen Orient (The Great Orient) risque de ne pas se réaliser. Erdoğan qui était tombé dans le piège de soutenir le projet occidental de la chute de Saddam Hussein ainsi que de la destruction de l’Irak et la tentative de la désintégration de la Syrie a compris qu’il a été floué. C’est pourquoi il menace les Kurdes : « Si le leader Kurde Irakien Massoudi Barzani et le gouvernement de Kurdistan ne reviennent pas très vite sur cette erreur, alors ils porteront à l’histoire en portant l’ignominie d’avoir poussé notre région dans une guerre ethnique et confessionnelle ». L’Homme anglo-saxon qui demeure acteur de sa propre histoire s’’efforcera de soulever de grands Etats et des peuples les uns contre les autres, de les ramollir, voire de les abattre.

Sauf que des gens ne veulent rien apprendre parmi ceux qui, instinctivement, croient en leur Occident alors qu’en face c’est le vide comme organisation.

Au Congo-Kinshasa, c’est depuis la nuit des temps que l’Occident joue la carte de division. Il subdivise ses « nègres » en Luba, en Né-Kongo, en Mungala, en swahiliphone, et ce pour mieux les maitriser. Quand sonne le moment de l’enjeu, il s’amuse à jouer les uns contre les autres. L’Occident se fabrique tranquillement ses nègres de service qui l’escortent dans son projet de domination. Bientôt, il opposera les uns contre les autres et les masses n’auront que leurs larmes comme consolation. On opposera les Swahiliphone aux Luba, les ne-Kongo aux Bangala, ainsi de suite. Et l’histoire s’éternisera sur la misère congolaise. Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou a dit que « Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial. Ils agissent par « chaos orchestré » Les Anglo-Saxons sont des joueurs de billard au niveau mondial, ils travaillent selon le principe de tirer simultanément plusieurs balles d’un coup ». Hélas, les aveugles et les sourds insultent ceux qui portent le message de la raison et qui tente de créer une autre espace.

Franz Fanon recommande la connaissance de l’adversaire avant de lui faire face. « Notre tort à nous, Africains, est d'avoir oublié que l'ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas. Notre tort est d'avoir cru que l'ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité », (Fanon dans « La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ? »).

Réveillez-vous !

Mufoncol Tshiyoyo,
MT & Associates Consulting Group

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