Dossier Présidentielle en RDC : Comprendre le linge sale des opposants congolais

De g. à dr. : les opposants congolais Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, à Bruxelles, le 12 septembre 2018. CRÉDITS : JOHN THYS / AFP

Par une présentation des differents acteurs de l'opposition politique en RD Congo, Patrick Mbeko explique les raisons des difficultés qu'ils rencontrent pour la designation d'un candidat unique devant faire face à Emmanuel Ramazani Shadari, dauphin désigné de Joseph Kabila.

--- Félix Tshisekedi : il jouit de l’aura de son défunt père, mais la plupart de ses collègues opposants, sans l’avouer ouvertement, savent qu’il n’a pas les aptitudes intellectuelles et l'intelligence nécessaires pour diriger un pays comme la RDC. Son entourage pose problème et inquiète, et les derniers événements n'aident pas non plus. À l’UDPS, c’est lui ou personne. Les dés sont déjà pipés de ce côté-là. Mais bon, on continue quand même de jouer au poker menteur avec les autres.

--- Martin Fayulu : un homme assez brillant et d'une certaine intégrité, mais il est un peu conflictuel. Il semble avoir un problème personnel avec Vital Kamerhe qu’il ne porte pas beaucoup dans son cœur. S’il faut parler de candidature unique, pas sûr que les deux hommes se soutiennent mutuellement...

--- Vital Kamerhe : un homme très brillant et ouvert d'esprit, mais il n’inspire pas confiance. Parmi les leaders qui pourraient soutenir sa candidature, il y a Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu. Pas sûr que ses deux meilleurs «ennemis» que sont Moise Katumbi et Martin Fayulu lui apportent leur soutien. En revanche, lui n'aurait pas de mal à soutenir une candidature acceptée par la majorité...

--- Moise Katumbi : Intellectuellement limité, il a une capacité de cooptation non négligeable. Ceux qui le soutiennent le font davantage pour des raisons pécuniaires qu’idéologique. En fait, Moise « achète » les cœurs et les esprits sans sourciller et ses collaborateurs semblent adorer cela. Écarté de la course à la magistrature suprême, il manœuvre en coulisse pour embarquer les « validés » avec lui.

--- Jean-Pierre Bemba : brillant et charismatique, il a souvent suscité crainte et méfiance. Son invalidation a fait des heureux dans le camp de l’opposition, mais ne le dites à personne. Il est prêt à soutenir celui qui sera accepté par la majorité...

--- Freddy Matungulu : un homme brillant et d’une très grande intégrité. Malheureusement pour lui, il ne pèse pas sur l’échiquier politique congolais. Il est l’un des rares opposants à ne pas avoir de casseroles. Mieux, il n’est pas conflictuel.

--- Adolphe Muzito : Impossible de le classer. On sait qu'il est là...

Au regard de ce petit "portrait", lequel de ces hommes devrait être désigné candidat unique de l'opposition ?

 

Patrick Mbeko

Ecrivain et journaliste indépendant.

 

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Analyses et Opinions

Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi

Présidentielle en RDC - Une signature est la preuve irrefutable d’un engagement

Question d’éducation de base à la maison : quand on donne sa parole, on s’y tient. Quand on signe un document, la signature n’est pas “rétirable” au gré des vagues, des humeurs ou des odeurs de quelques pneus brûlés par une dizaine d’inciviques. ”retirer sa signature” est un acte lâche, ignoble, immoral et malhonnête qui s’apparente à du parjure. C’est pour ça que les chinois ont inventé l’encre, pour que l’écrit traverse le temps et que l’avenir s’en souvienne, “verba volant, scripta manent”.
De gauche à droite, plusieurs leaders de l'opposition congolaise: Vital Kamerhe, Felix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moise Katumbi et Jean-Pierre Bemba, lors d'une réunion à Bruxelles le 4 septembre 2018. © © AFP/John Thys

Désignation du candidat commun de l'opposition : le «conciliabule» de la discorde

Qui de Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi, Freddy Matungulu sera le candidat commun de l’opposition ? La question est sur toutes les lèvres. Les oracles se perdent en conjecture, quand la boule de cristal du célèbre féticheur mort-mort refuse de s’allumer. Appelés en renfort, les marabouts du Bénin et de Côte d’Ivoire ont fini par jeter l’éponge. Même Yahvé aurait choisi, dit-on, de détourner le regard.
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De g. à dr. : les opposants congolais Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Adolphe Muzito, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, à Bruxelles, le 12 septembre 2018. CRÉDITS : JOHN THYS / AFP

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