« Assad a gagné et il restera au pouvoir »

Le Président Syrien Bachar Assad

Robert Ford, ex ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, a déclaré dans une interview à The National, média émirati basé à Abou Dhabi, et publiée sur son site ce lundi 28 août 2017: « Assad a gagné et il restera au pouvoir »

Leçons à retenir

Pour l’histoire, en particulier des peuples qui comptent le moins dans un monde où la faiblesse d’esprit et le manque de caractère sont célébrés comme festivités publiques, il y aura quelques exceptions, notamment le Vietnam, l’Afghanistan, le Cuba, le Venezuela et aujourd’hui, la Syrie, pour ne citer que ces quelques cas d’école en face de la domination de l’élite anglo-saxonne. Pour le cas de la Syrie, on retiendra et enseignera les noms d’Assad, de Nasrallah et du Hezbollah ainsi que de l’Iran avant de nommer la Chine et la Russie. Dans ces sociétés, les peuples et leurs élites ont le sens de l’histoire ainsi qu’une âme accrochée aux valeurs telles que la dignité, l’honneur acquis sur le champ de bataille, la grandeur d’un peuple et l’identification de soi comme expression d’humanité et humanisme.

Les peuples susmentionnés ont accepté la notion du prix à payer et du symbolisme historique à enseigner aux générations à venir. Pour ce faire, ils ont su affronter et vaincre les dieux de la terre. Car devant ces dieux, seule la lutte compte. Seulement ceux qui s’en montrent dignes peuvent prétendre à l’existence. C’est pour dire que nous ne saurons jamais exister sans vaincre l’Autre, comme l’adversaire désigné et identifié. Nous avons essayé le schéma Mobutu, le schéma opposition et pouvoir-os. Kagamé et l’Angola le reproduisent. Mais pour quelle finalité dans leur pays respectif et dans la région ?

L’Afrique dans l’ensemble doit inventer la voie de l’audace et s’imposer une conduite. Les compromis et tergiversations sont une faiblesse de caractère et un manque de connaissance de soi ainsi que de celle de l’adversaire. Votre combat ne sera jamais le nôtre.

Mufoncol Tshiyoyo,MT & Associates Consulting Group

 

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Analyses et Opinions

©J.M. Giordano / SOPA Imag/SIPA;

Le racisme : une plaie congénitale des USA

Toute société construite sur les fondements de l'exclusion d'une partie de la population est productrice de violence sous diverses formes, et son existence demeure gangrenée par des convulsions sociales permanentes.
Capture d'écran de la vidéo de l'arrestation qui a conduit au meurtre de George Floyd par un policier blanc de Minneapolis

Noirs tués par des policiers blancs aux États-Unis. Tout est avant tout question de rapport de force

Une autre vidéo d’un policier blanc américain tuant un Noir comme si de rien n’était. Une de plus diront certains. Eh oui une de plus ! Et comme d’habitude, ça va marcher, manifester et crier leur colère, sans plus. C’est à ce genre de spectacle que les Noirs américains nous ont habitués à chaque fois qu’un des leurs est tué par un policier blanc.
Gorille à dos argenté © Kiki Lawanda

Le Soft Power au Congo - Brazzaville : un levier de puissance et de développement

Une réflexion du Think Tank A.C.C. (Ateliers Citoyens du Congo)Le Soft Power est la puissance de séduction et de persuasion d’un Etat. L’attractivité de la culture, la force de la diplomatie publique, le rayonnement du modèle politico-économique et de ses valeurs propres sont vecteurs du soft power d'un pays.Le Congo, sans avoir mis en place une vraie stratégie pour se doter de ce pouvoir d’adhésion, a de nombreux atouts pour faire figure de leader du Soft Power en Afrique centrale.
Vital Kamerhe

RDC : les leçons du deuxième round du procès Vital Kamerhe

Le deuxième round du procès opposant le ministère public congolais à Vital Kamerhe a été beaucoup plus intéressant que le premier round. En regardant le film du procès, j’ai vu un Vital Kamerhe sûr de lui comme d’habitude, combattif, mais pas nécessairement porté à en découdre, comme il y a trois semaines. La « surdose » d’arrogance du premier face-à-face a laissé place à une petite dose de retenue qui, de temps à autre, a laissé libre cours à une certaine impudence.
Jean-Jacques Mamba, député du MLC de Jean-Pierre Bemba arrêté pour faux et usage de faux

La séparation des pouvoirs et la problématique de la question de l'immunité parlementaire à l'épreuve en RDC

La présidente de la chambre basse du parlement de la RDC, Jeannine Mabunda hausse le ton et monte au créneau pour interpeller le ministère public afin de procéder à la suspension des poursuites engagées contre un député en pleine session. Jean-Jacques Mamba, député du MLC de Jean-Pierre Bemba auteur d'une pétition a été arrêté ce matin puis présenté illico presto devant un juge qui a décidé de l' assigner e
Vital Kamerhe à l'ouverture de son procès au centre pénitentiaire et de rééducationde de Kinshasa (ex-prison de Makala), Kinshasa, RDC 11 mai 2020. (Capture d'écran)

RDC : "L'affaire Kamerhe", un procès pour corruption au sommet de l'Etat qui interpelle toute l'Afrique

Vital Kamerhe a été arrêté le 8 avril 2020. Depuis, il est incarcéré à titre préventif à la prison centrale de Kinshasa. C'était le principal allié politique du président congolais Félix Tshisekedi. Il avait activement contribué à son accession au pouvoir, avant de devenir son puissant chef de cabinet. Il est accusé, avec deux autres prévenus, du détournement de 50 millions de dollars. Des fonds destinés au financement de grands travaux de modernisation des infrastructures du pays, lancés par le chef de l'Etat après son investiture le 24 janvier 2019.
Vital Kamerhe, Directeur du cabinet du président Felix-Antoine Tshisekedi

RDC : Les leçons du premier round du procès Vital Kamerhe

Le premier jour du procès Kamerhe laisse apparaître la stratégie que compte adopter la défense du directeur de cabinet de Félix Tshisekedi. En regardant le film du procès, j’ai vu un Kamerhe sûr de lui, combattif et prêt à en découdre. Ça promet. J’ai également observé un Kamerhe un peu hésitant lorsque le ministère public a voulu avoir des précisions sur son rôle dans le programme des 100 jours. A-t-il agi en tant que directeur de cabinet, superviseur ou les deux ? s’est interrogé le ministère public.